Olivier Delattre, lauréat du Grand Prix INSERM 2022 !

“Félicitations Mister Docteur & Chercheur Hyde !”

Quel bonheur et quelle fierté d’apprendre qu’Olivier Delattre est
cette année le lauréat du Grand Prix INSERM ! Un très beau prix qui s’ajoute
à une longue liste de récompenses aussi méritées qu’impressionnantes.
Nos chemins se sont croisés il y a de nombreuses années et comme il se plait à le dire,
un véritable “compagnonnage” s’est tissé entre lui, l’Institut Curie
et l’association Hubert Gouin – Enfance et Cancer
. Ce grand monsieur,
que nous admirons et dont nous chérissons l’amitié et la confiance
a reçu le mardi 6 décembre un prix qui vient couronner une carrière prodigieuse, en présence de nombreuses personnes dont Sylvie Retailleau, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Olivier Delattre avoue avoir très tôt endossé une double casquette :
pédiatre le jour, chercheur la nuit…
Un véritable Mister Docteur & Chercheur Hyde – inspiré par le Professeur Gilles Thomas, un mentor de renom et mis sur la voie par Jean-Paul Lévy, médecin et chercheur Inserm – son rôle se cantonne toutefois à ne faire que le bien, quel que soit son visage ! Olivier Delattre a sans doute
longtemps hésité entre ces deux métiers puisqu’il a décroché deux doctorats :
le premier en médecine et un second en biologie moléculaire des organismes eucaryotes. Mais il lui a fallu choisir, sous peine de ne pas pouvoir s’investir aussi bien et pleinement qu’il le souhaitait.
Aujourd’hui directeur de recherche à l’INSERM, Olivier Delattre est chercheur depuis 25 ans.
Curieux et persévérant, ce bourreau de travail est à l’origine de la découverte des mécanismes de plusieurs cancers pédiatriques. Il a également rendu possible de meilleurs diagnostics et
de nouveaux traitements adaptés. Ces découvertes et avancées ont d’ailleurs été facilitées par
son impressionnante capacité à allier les recherches cliniques et fondamentales :
on peut dire sans se tromper qu’il est toujours resté pédiatre dans l’âme !

En septembre, nous avons pu réaliser un interview d’Olivier Delattre. C’est un homme humble, reconnaissant de l’aide apportée par ses équipes, ses collaborateurs ou encore par notre association avec qui nous avons longuement échangé. Lorsqu’on le rencontre pour la première fois,
son caractère enjoué, taquin et vif transparaît immédiatement,
tout comme son souci de toujours bien faire et de contenter son prochain.

Anne Gouin était présente à la cérémonie le 6 décembre à Paris, au Collège de France
et elle nous a ramené quelques souvenirs :

Pour conclure, nous nous permettons de citer un extrait de l’article de l’Institut Curie,
dédié à sa nomination, tant il s’inscrit dans le prolongement
de l’interview que vous venez de visionner :

En trois décennies, Olivier Delattre, « avec les autres équipes de l’unité, dédiées à l’oncologie pédiatrique, soit une cinquantaine de chercheurs et de médecins-chercheurs », complète-t-il, a largement contribué à améliorer les connaissances des cancers des plus jeunes. Mais peut-être que ce qui définit le mieux son parcours est le centre SIREDO (Soins, innovation, recherche en oncologie de l’enfant, de l’adolescent et de l’adulte jeune), qu’il a fondé en 2018 et qu’il dirige depuis. « Nous avons réuni au sein d’une même entité les équipes de soins et de recherche de l’Institut Curie qui se consacrent aux tumeurs solides touchant les moins de 25 ans, décrit-il. L’idée est que les uns et les autres apprennent à se connaître, partagent des espaces de réflexion et développent des projets communs ; l’objectif étant que les recherches très fondamentales bénéficient au plus vite aux jeunes malades. » Cette volonté de contribuer à soigner plus de malades, et encore mieux, a toujours animé Olivier Delattre et elle est aujourd’hui saluée par le Grand Prix. « Une reconnaissance de l’Inserm dont je suis très fier et très honoré, souligne le chercheur dont la curiosité reste intacte. Le cancer est un objet biologique étrange. Il est observé dans quasi tout le règne animal et végétal, et chez l’humain, c’est une maladie fréquente. Or, à l’échelle cellulaire, c’est un phénomène extrêmement rare : sur le billard de cellules que compte un individu, une seule devient cancéreuse alors qu’elle dispose d’une variété de mécanismes pour y arriver. Il y a là un paradoxe entre multiplicité et rareté qui interroge encore le chercheur que je suis… ».

Et nous réitérons nos plus sincères félicitations et notre infinie reconnaissance à Olivier,
ses équipes et l’Institut Curie !

Crédit Photo et Vidéo : Myriam Dupouy

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